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    Publié : 13 juin

    Sortie de la classe de 1S1 à l’INSA

    Visite de l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) par les élèves de 1S1 et un moteur d’Ariane 5...

    Le mercredi 24 mai, dans le courant de la matinée, les élèves de la classe de 1S1, accompagnés de leur professeur de mathématiques, M. Hmito, et du professeur référent culturel, Mme Giraud, se sont rendus à Saint-Etienne du Rouvray, pôle du Madrillet, pour y visiter une Ecole d’ingénieurs, l’INSA. L’Institut National des Sciences Appliquées recrute des étudiants, sélectionnés, essentiellement après le baccalauréat, pour un cursus de classe préparatoire de sciences et techniques de 2 ans qui se poursuit par l’étude d’une spécialité sur 3 ans (au choix et en fonction de son classement : mathématiques, informatique, chimie, mécanique, énergétique, génie civil, maîtrise des risques industriels).

    Stéphanie Bocquet, en charge des étudiants dans l’Ecole d’Ingénieurs, nous reçoit à l’accueil pour notre badge « visiteurs ». Le parcours qu’elle nous a préparé consiste à endosser le rôle d’un étudiant de fin de première année.
    Nous commençons par un cours-applications dans la section internationale bilingue, puis, avons le choix entre trois TP dans des disciplines différentes. Le parcours se poursuit avec un passage à la bibliothèque, une visite d’une exposition sur l’aéronautique, puis d’une exposition d’une photographe, Colombe Clier, ainsi que le passage au-dessus du centre d’usinage. Pour terminer, les conditions d’admission dans l’Institut sont explicitées.

    Les élèves sont d’emblée saisis par le premier cours, entièrement en anglais, auquel assiste, depuis plus d’une heure quand nous arrivons, une cinquantaine d’étudiants, certains d’origine étrangère (Chine, ….), d’autres d’origine française. Il est question de thermodynamique des fluides, plus précisément du fonctionnement de dispositifs tels que la machine à vapeur. Il s’agit d’effectuer des calculs en prenant en compte les différents paramètres et lois connus. Les explications se succèdent à un rythme assez rapide. Les étudiants quittent l’amphi au bout d’une demi-heure et l’enseignante-chercheuse, Diane Duval, accorde à nos élèves un moment d’explication sur les enseignements effectués : sous forme de cours en amphithéâtre ainsi que sous forme de TD et de TP. Elle répond à certaines questions posées par les élèves concernant le métier d’ingénieur.

    Nous nous répartissons dans les différents TP. En chimie, les conditions de sécurité sont strictes, autant pour les visiteurs que pour les étudiants : port de la blouse et des lunettes obligatoires. Les consignes de propreté de manipulation doivent être aussi respectées. L’enseignante du TP en fait la remarque aux étudiants.
    Les élèves paraissent étonnés de la faible différence d’âge entre l’enseignante et son public, en effet nous apprenons qu’il s’agit d’une doctorante.
    En TP de mécanique, les étudiants ont pour mission d’étudier comment fonctionnent certaines pièces de vélo ou de voiture. Ils les démontent et remontent. Il y a aussi la machine à graver des logos qui nécessite d’entrer les lignes de code correspondant à la programmation pour que la machine s’exécute.
    En thermodynamique, le TP porte sur le phénomène d’échange calorique entre un corps et son milieu.

    Un ingénieur n’est pas que « technique » mais il ouvert sur le monde qui l’entoure.

    Nous passons à la bibliothèque, répartie sur 2 niveaux. La bibliothécaire s’est renseigné sur notre établissement et sait que certains élèves de notre lycée sont lauréats d’un concours.
    Au 1er étage, elle nous présente ses 70 périodiques et aussi l’abonnement au bouquet de périodiques numériques, Europresse, auquel le lycée est également abonné. On y trouve aussi un grand rayonnage de documents en anglais pour préparer le TOEIC, le test d’université américaine obligatoire pour obtenir son diplôme d’ingénieur.
    Il y est prévu également un espace détente et on y rencontre même un étudiant allongé sur une banquette.
    Des formations à la sélection de sources fiables et pertinentes sont faites en 1ère et en 2ème année.
    Les élèves se dirigent spontanément vers le rayonnage des fictions-jeunesse, BD, mangas et sont étonnés d’y trouver des films en DVD.
    Nous passons ensuite rapidement à la visite de l’exposition sur l’aéronautique, des origines à nos jours, contextualisée à la région Normandie, et « augmentée » par la présence exceptionnelle du véritable moteur Vulcain d’Ariane 5. Quelques photos d’immortalisation du moment sont inévitables.
    Puis, deuxième exposition, artistique cette fois, car l’ingénieur n’est pas que « technique » mais il ouvert sur le monde qui l’entoure.
    L’ingénieur est aussi un sportif, on découvre qu’il est possible de pratiquer toutes sortes d’activités sportives dans l’Ecole, le jeudi après-midi étant réservé à cela, et ce pour une somme forfaitaire modique.
    Ensuite rapide passage au-dessus du centre d’usinage, exceptionnellement vide ce jour-là.

    L’Ecole attend de chaque étudiant qu’il soit actif dans son projet de formation, qu’il monte son propre parcours

    Après ce long parcours aussi intéressant que diversifié, il nous reste à savoir quelles clés vont permettre d’entrer dans ce graal de la science …. Une moyenne de l’ensemble des disciplines maths, sciences physiques, français, anglais et LV2, des contrôles continus de la classe de première et de celle de terminale est effectuée. Cette moyenne est comparée à celle de la classe. Pour être recruté, l’élève doit être en tête de classe (1er quart). Car le groupe INSA (réparti géographiquement en plusieurs écoles en France) reçoit 14 000 dossiers pour un total de seulement 2 500 places !
    Les meilleurs étudiants sélectionnés sont convoqués à un entretien pour mieux connaître leur projet et pour leur présenter l’Ecole.

    L’Ecole attend de chaque étudiant qu’il soit actif dans son projet de formation, qu’il monte son propre parcours, notamment à travers les différents stages et projets qu’il effectuera. Et ce, afin d’acquérir une expérience dans un domaine bien particulier et qui lui corresponde. A titre d’exemple, nous est présenté le cas d’Armel Le Cleac’h, ingénieur INSA, vainqueur du Vendée Globe 2017, et qui s’est spécialisé dans la voile dès sa formation à l’INSA de Rennes.

    Intéressée par le métier de chercheur en physique, Artémis aimerait suivre sa formation à l’Ecole. Elle nous confie : « Je ne connaissais pas cette Ecole, seulement de nom, je ne savais pas ce que c’était, mais la visite me donne envie d’y aller, ils ont bien vendu leur Ecole ! ». Cybille aussi est attirée mais elle a un projet dans le domaine des SVT. La spécialité « génie biologique » n’existe pas dans l’Ecole ….. A quand sa création… ?

    Emma Giraud, Abdellatif Hmito, Artémis et Cybille (1S1)

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