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Publié : 7 février

Psychose d’Alfred Hitchcock

Le 19 novembre 2018, à l’Omnia, les élèves de Seconde 6 ont assisté à la projection de Psychose d’Hitchcock, l’occasion, pour certains d’entre eux, de rédiger une critique du film...

Les élèves de Seconde 6 ont eu une première approche du film à travers le visionnage de la bande-annonce de Psychose en classe. La sortie au cinéma a ensuite donné lieu à des échanges en classe sur diverses thématiques, puis à la rédaction d’articles dont voici les plus aboutis :

Hitchcock : maître du suspense ?

Lorsque vous regardez un film, il vous est arrivé de ressentir cette attente angoissante durant laquelle vous êtes tenu en haleine. Vous êtes impatient, peut-être même inquiet de savoir ce qui va se passer… C’est ce qu’on appelle le suspense. Hitchcock est l’un des maîtres de cet art, particulièrement dans son film Psychose. C’est un film d’épouvante inspiré de l’histoire d’un véritable serial killer prénommé Ed Gein dans le roman de Rober Bloch... Jusqu’à la fin du film, vous êtes captivé, saisi par le suspense. Pour commencer, le réalisateur, Alfred Hitchcock, se donne le rôle de maître du jeu puisqu’il essaye de vous manipuler en jouant avec vos nerfs de spectateur et en suggérant l’horreur sans la montrer. Mais il joue aussi avec la censure, parce que oui, entre les années 1930 et 1960 à Hollywood, le code Hays interdit de filmer des scènes érotiques ainsi que d’autres scène intimes, alors que tout au long du film, le spectateur est impliqué dans des scènes de voyeurisme. Maintenant, allons voir comment Hitchcock angoisse les spectateurs grâce au suspense dans Psychose…
Commençons par la bande annonce du film : elle est présentée par Hitchcock lui-même, à travers les lieux du tournage. Il vous fait visiter le motel avec toutes les pièces où se sont déroulés les meurtres comme la chambre n°1 où se produit le premier meurtre… Hitchcock laisse ses phrases en suspens tout au long de la bande annonce : il ne montre pas entièrement les lieux, et pourtant, on aimerait en savoir plus. Par exemple, quand il ouvre la porte de la salle de bain et qu’il la referme avant que vous n’ayez eu le temps de voir quoi que ce soit. Il vous donne vraiment envie de découvrir ce qu’il y a derrière. La musique enfin joue un rôle important : lorsqu’Alfred Hitchcock commente un endroit, on n’entend aucune musique, seulement le son de sa voix. En revanche, lorsqu’il change de pièce, une musique joyeuse se déclenche. Tous ces éléments regroupés créent un climat d’angoisse et forment le suspense.
Terminons par le film en lui-même. Pour que le suspense vous gagne, Hitchcock s’y est pris de différentes manières. En premier lieu, il utilise le registre fantastique. En effet, tout au long du film le personnage de « Mother » est représenté seulement par des ombres et une voix différente de celle de son fils. On vient à se demander si elle existe vraiment. Elle peut être comparée à un fantôme. En second lieu, vous allez ressentir une atmosphère angoissante tout au long du film, puisque vous allez vous demander qui peut être l’assassin et vous allez vous poser de nombreuses questions sur son identité. Vous finirez par comprendre mais… A la fin seulement… Et en dernier lieu, Hitchcock joue avec les plans rapprochés. Par exemple, lorsque la sœur de Marion explore la maison de Norman et cherche sa mère, vous ne verrez pas ce qu’il y a autour donc il se peut que vous imaginiez que quelque chose va surgir derrière elle. Vos émotions s’éveilleront. La surprise, l’imprévu : voici encore des ingrédients du suspense.
Pour conclure, vous voyez que l’art du suspense est bien présent dans Psychose. Hitchcock fut surnommé le « maître du suspense » après avoir sorti ce film. Il n’est bien sûr pas le seul à avoir joué avec nos nerfs dans les salles obscures mais, près de soixante ans plus tard, l’effet est toujours bien présent... Si vous voulez avoir ces sensations à votre tour, le mieux est d’aller voir ou revoir cet excellent film… Et comme dirait Hitchcock : « Soyez à l’heure ! »
Jeanne Bude, Seconde 6

Psychose

Alfred Hitchcock est un réalisateur, producteur et scénariste de talent, né le 13 août 1899 à Leytonstone prés de Londres, et mort le 29 avril 1980 à Bel-Air à Los Angeles. Il est surnommé « Hitch » ou bien « Le maître du suspense ». Il est considéré comme l’un des plus grands cinéastes britanniques avec plusieurs films à succès comme Les 39 Marches, Vertigo, Mort aux trousses et notamment Psychose, qui est son premier « film d’épouvante ». En 1959, Hitchcock lit le roman policier de Robert Bloch intitulé Psycho, ce qui lui donne l’idée de faire ce film. Le maître du suspense, dans ce film, veut nous faire voyager dans un autre monde, un monde sinistre et terrifiant où s’aventure une jeune femme belle et fragile fuyant avec la peur que l’on découvre son secret, que je ne dévoilerais pas car le plaisir de le découvrir en voyant le film vaut vraiment le coup. Il souhaite nous faire ressentir la peur, l’angoisse et le doute et tout cela en même temps. On peut dire qu’il joue avec les nerfs des spectateurs. Dans ce film, Hitchcock a réussi à contourner la censure, très présente entre les années 1930 et 1960 à Hollywood à travers le code Hays, qui interdit de filmer des scènes érotiques ou d’autres scènes intimes.

Déjà, dans la bande annonce de Psychose, Hitchcock met en évidence sa volonté de suspense par plusieurs éléments. D’abord, il nous montre les lieux : en premier, le motel qu’il dit paraître « innocent », puis il nous montre la maison sinistre et effrayante. Le maitre du suspense nous invite à faire une petite visite. Hitchcock rentre dans la maison, puis monte au premier étage. Il rentre dans la chambre de la mère pour nous la faire visiter mais ne nous dévoile pas tout comme le contenu de la penderie. Ensuite, il ouvre la porte de la salle de bain puis celle de la chambre du fils, Norman Bates, mais ne nous laisse pas entrer, il la referme aussitôt. On a l’impression de pénétrer dans les coulisses du tournage mais que des endroits nous sont inaccessibles. Hitchcock retourne au motel pour nous montrer l’endroit préféré de Norman, le petit salon. Il nous dit que sa passion était la taxidermie : il voulait certainement faire un lien avec le cadavre de la mère de Norman. Puis il nous montre les tableaux accrochés sur le mur, plus précisément le tableau Suzanne et les vieillards qui évoque le thème du viol ; il nous dit qu’il est plein de sens, mais ne finit pas sa phrase. Il faisait sûrement allusion au trou derrière le tableau par lequel Norman observait Marion. Puis, il y a le tableau La Vénus au miroir. Les deux tableaux présentent des femmes dénudées, ce qui est interdit par la censure. Le maitre du suspense nous livre des indices sur l’intrigue, mais ne finit pas ses phrases. Il se dirige ensuite vers la chambre numéro 1, qui était la chambre de Marion Crane, puis rentre dans la salle de bain. Il nous dit qu’ils ont tout nettoyé, nous divulguant que Marion a été tuée dans cette salle de bain. Il tire le rideau et …

Dans le film, le suspense est constamment présent à l’esprit du spectateur. Hitchcock joue beaucoup avec les ombres, comme dans la scène de la douche où l’on ne voit pas l’assassin mais juste son ombre, ce qui nous pousse à nous poser des questions : qui est-il ? Le maître du suspense utilise aussi les plans rapprochés comme lorsque la sœur de Marion Crane explore la maison de Norman : on ne voit pas ce qu’il y a autour, donc on imagine que quelque chose peut surgir à tout moment. Hitchcock joue beaucoup avec le noir et blanc : on n’arrive pas à savoir si la scène se passe le jour ou bien la nuit, ce qui accentue le suspense. Le réalisateur fait intervenir le registre fantastique dans ce film, avec la présence de « Mother » signalée seulement par des ombres et une voix différente de celle de son fils ; nous pouvons la comparer à un fantôme. Hitchcock mérite bien son surnom : il a vraiment réussi à maintenir le suspense jusqu’au bout. Je crois que personne n’aurait pu deviner que Norman Bates était en fait …
Liza FENNICHE, Seconde 6

Un suspense… palpitant.

Alfred Hitchcock, surnommé « le maître du suspense », est le réalisateur du fameux film Psychose sorti en 1960. En 1959, Hitchock lit un roman policier nommé Psycho de Robert Bloch ; il a alors l’idée de produire un film inspiré du roman. Dans ce film d’épouvante, Hitchcock souhaite faire peur tout en contournant la censure, car le code Hays interdit formellement de filmer des scènes érotiques ou intimes, comme des baisers trop longs. Nombreuses sont les scènes prohibées. Ce sont ces interdictions qui feront que le spectateur sera impliqué dans des scènes de voyeurisme : il va voir des scènes qu’il n’a normalement pas le droit de voir. Le défi d’Alfred Hitchcock est alors de taille : il doit indiquer l’horreur sans pour autant l’exposer ; les scènes d’érotisme et de nudité, quant à elles, sont montrées, mais de façon à ce que cela soit juste assez pour que l’oeuvre ne soit pas censurée.

La bande annonce du film est, premièrement, plutôt accrocheuse. Hitchcock met l’accent sur le suspense, il nous donne des indices sur l’histoire en nous citant les lieux et les endroits inaccessibles. De plus, il nous montre des tableaux dont le public ne saisit pas encore la signification et qu’il comprendra uniquement après avoir regardé le film. On peut voir qu’Hitchcock cherche déjà à jouer avec la censure : il en donne d’ailleurs les indices avec les tableaux qu’il montre dans un petit salon, le premier nommé Suzanne et les vieillards, évoque un viol, et le second, nommé Vénus au miroir, représente la nudité. De plus, la musique fait elle aussi partie intégrante du suspense, puisqu’elle est alternativement dynamique et sinistre. En effet, au fur et à mesure qu’Hitchcock parle, elle devient par moments, stridente et bruyante, résonnant fort à certains mots ou phrases clés. Hitchcock nous en raconte peu sur l’histoire. En outre, il nous révèle des informations sur l’intrigue du film tout en restant vague, ne finissant jamais ses phrases et passant d’un lieu à un autre sans s’attarder.

Le long métrage est rempli de suspense. Au tout début, il y a un jeu avec la rapidité du film, le début se déroulant très lentement, et dès le premier meurtre, la suite se déroule très vite. Psychose a un lien fort avec le registre fantastique, étant un film d’épouvante. Ce registre est très bien intégré : la présence de « Mother », la mère de Norman, contraint le public à se questionner, car elle n’est représentée que par des ombres, mais aussi par une voix stricte et forte. Lorsqu’elle s’apprête à tuer, une musique leitmotiv, c’est-à-dire une musique associée au personnage se met en place, indiquant qu’un meurtre va être commis sous peu. Le visage du tueur n’étant jamais révélé, et la présence de « Mother » cachée, cela amène au spectateur à se poser des questions sur l’existence même de cette femme. Quant à l’ambiance sombre, on la doit à la musique et aux plans choisis : la musique rend les scènes particulièrement angoissantes et sinistres pour le spectateur, et les plans, quant à eux, sont divers et nombreux dans le long métrage, par exemple les plans rapprochés de la sœur de Marion dans la cave vont tourmenter et inquiéter le public, étant donné qu’il devine le danger qui l’environne, sans le voir. Ces plans s’intègrent à une atmosphère nocturne accentuée par un éclairage très sombre. Plusieurs autres plans ont été utilisés. Nous pouvons citer, en plus du plan rapproché, les gros plans : ils sont nombreux et amènent plusieurs fois le spectateur à se poser de multiples questions. Hitchcock joue avec nos nerfs : les gros plans sur la somme d’argent sont en réalité une fausse piste, car le réalisateur veut, au début, faire croire que le long métrage est un thriller banal alors qu’il n’en est rien. Enfin, la fin du film est une chute, ce qui surprend encore plus le public, tout en laissant en suspens, les nombreuses questions auxquelles il n’aura pas de réponse.
Théo HU, Seconde 6

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